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Chronique magnifique de Jean-Paul Vialard


Je tenais à remercier Jean-Paul Vialard pour la lecture qu'il a faite d'Alice aux petites balles perdues. Sa chronique est véritablement magnifique, pleine de poésie et tellement vraie. Jean-Paul est un poète, ses mots sonnent justes, ils sont beaux et résonnent dans l'immensité de nos silences. 

Voici le début de sa chronique que vous pouvez lire en cliquant sur le lien indiqué à la suite de cet extrait :

" Ici, la Narratrice nous invite à faire un voyage en nous qui, en même temps, sera voyage hors de nous. Ou, ce qui revient au même, voyage en elle, hors d’elle. Car un nécessaire processus d’identification relie le Voyeur de l’œuvre à celle qui en a été l’initiatrice. De quel roman s’agit-il donc ? D’un roman de formation tel le « Wilhelm Meister » de Goethe où le héros de la narration doit faire l’apprentissage de la vie, évitant autant que faire se peut de chuter dans les ornières, de connaître les culs-de-basses-fosses, autrement dit de cheminer au bord du Néant sans se précipiter dans l’abîme ? Ou bien alors, toujours dans le même sillon goethéen, serait-il question plutôt d’une identique tragédie à laquelle le « Jeune Werther » se heurte dans le roman éponyme, choisissant la mort plutôt que d’endurer un amour malheureux ?

En réalité je crois qu’il s’agit des deux à la fois, initiation et drame mêlés. Si l’existence paraît aller de soi, lors des jours ordinaires, elle n’en est pas moins entachée d’une lourde empreinte métaphysique. Dans le livre, Schopenhauer, aussi bien que Beckett ou Cioran ne sont nullement cités à titre décoratif. Ils sont le signe de cette tragédie qui traverse la temporalité, que Miguel Unamuno en son temps avait nommé « sens tragique de la vie ». Oui, en filigrane et quoique le ton parfois enjoué du livre, souvent vivace, primesautier en maints endroits, paraisse affirmer le contraire, l’enjeu est bien de se situer sur cette ligne de partage hautement humaine, entre vie et mort. L’abîme n’est guère éloigné dont il faut que l’image nous habite, inconsciemment tout au moins. etc."  >>>Pour lire la chronique en entier, cliquez ici<<<

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