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Statue de sang




Nuits de silence où se perd ton ombre
Ton cœur rempli de pierres sculpte la passion immonde
Et d'une brûlante jeunesse un vieil homme fonde
Dans ton âme éternelle la douleur du sombre.

Ô toi Camille, ton talent prodigieux,
A bien vite entraîné jalousie et colère des dieux,
Dans ta cage d'acier où l'amour se fond dans le feu,
Tu méprises ta vie rêvant aux beaux lieux,

Où tu errais enfant parmi ton innocence,
Sans connaître les gens, la haine et la violence.
Tu survolais le temps, candide et sans méfiance,
mais dans ta forêt statutaire, te transperça le granit des lances :

Des larmes s'écoulèrent de ton cœur et du sang de tes yeux,
car dans cet océan bleu coulaient des pleurs dit calomnieux ;
Ton génie incompris se perdit sur le chemin amoureux.
Fous étaient ces hommes et non toi, alors on t'infligea l'exil malheureux.

L'homme t'a trahi par l'amour infidèle
Et là maintenant je me souviens de celle
A qui en pleine Âge Mur, on vola l'éternel,
Toi, Jeune fille à la Gerbe qui cultivait le miel.

(écrit à 15 ans pour Camille Claudel)

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