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Couvre-mot





Sur l’ancien site internet dont je m’occupais avant et qui a migré sur celui-ci, il y avait une rubrique « billet d’humeur », j’ai longtemps hésité avant de la remettre, mais finalement pourquoi pas ? 


Plusieurs évènements graves se sont passés, dans un premier moment le couvre-feu qui instaure un climat pesant au sein de notre société. Un couvre-feu que je trouve mal pensé, par exemple, certaines villes de la région parisienne, pourtant peu peuplées, sont elles aussi concernées. Pourquoi ? 

Après vingt-et-une heures c’est le silence, tout le monde reste planqué chez soi mais aux heures de pointes les TER et RER sont blindés. Logique, me direz-vous ? La vie économique doit continuer. 

Le deuxième moment tragique est la mort de Samuel Paty. Il n’y a jamais eu autant de gens solidaires des professeurs, je ressens cela comme une hypocrisie totale, car il n’y a pas plus critiqué que ce métier. Donc remettons les choses au point, des bons comme des mauvais professeurs cela existe, ce n’est pas la peine de stigmatiser et de mettre tout le monde dans le même panier, car ce sont ces critiques nombreuses et populaires qui ont tué le métier ! 

Samuel Paty était un bon professeur, investi et qui avait des convictions humanistes. 

Fallait-il attendre la mort d’un collègue pour prendre conscience que la laïcité est en danger ? Les professeurs ont averti les autorités depuis longtemps, rien n’a jamais été fait. Il faut se taire, ne pas faire de bruit, faire comme si… Eh bien non, l’école est malade, ce n’est pas nouveau, il serait temps de soigner les plaies, de construire des choses nouvelles et concrètes, de faire confiance au corps enseignant en arrêtant de l’infantiliser ! 

Il serait temps de respecter le travail des enseignants, en arrêtant de leur en demander toujours plus, il serait temps d'arrêter de les enquiquiner avec des programmes qui changent sans arrêt, alors que les enfants ne savent plus écrire convenablement, il serait temps de se concentrer sur l'apprentissage des fondamentaux de plus en plus fragilisés par notre société où l'écran fait sa loi, il serait temps que les ministres viennent réellement sur le terrain, qu’ils soient face à une classe et se rendent compte de l’évolution et des failles, pourtant si visibles, au sein de notre système. 

Ce qui vient de se passer n’est que le commencement d’une longue agonie. J’espère malgré tout que l’école saura rebondir et renaître de ses cendres.

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